Conviviale – Le livre est loin d’avoir dit son dernier mot !
Et si, à l'heure du numérique et de la multiplication des écrans, lire et écrire demeuraient plus essentiels que jamais ? C'est autour de cette question qu'a été organisée, le 30 septembre dernier, au Théâtre de la Concorde, une rencontre consacrée au rapport des Français à la lecture et à l'écriture. Une salle comble pour une soirée riche en réflexions et en échanges.
Portée par la Fondation Jean-Jaurès, cette rencontre a été l'occasion de présenter une étude inédite réalisée par BloomTime, consacrée aux pratiques, aux usages et aux évolutions du rapport des Français aux mots. Présentée par François Miquet-Marty, elle propose un éclairage sur les transformations de nos habitudes de lecture et sur la place qu'occupent aujourd'hui les mots dans nos vies.
Deux tables rondes ont ensuite permis d'explorer ces enjeux sous des angles complémentaires.
La première, « Ce que lire veut dire », réunissait Alexandre Gefen, Cécile Barth-Rabot, Martin Boujol et Boris Razon. Les échanges ont interrogé la place de la lecture dans nos parcours individuels : une pratique culturelle, bien sûr, mais aussi une manière de se construire, de comprendre le monde et de développer son imaginaire, à l'heure où les usages se diversifient.
La seconde table ronde, « Lire partout et tout le temps : la littératie au fondement de la démocratie », avec Mathieu Larnaudie, Constance Rivière, Mehdi El Afani et Céline Marault, a déplacé la réflexion vers les enjeux collectifs. Car lire et écrire ne sont pas seulement des compétences individuelles : ce sont aussi des conditions essentielles de participation à la vie démocratique, d'accès à l'information et de compréhension des transformations de notre société.
Animés par Diana Filippova et Arthur De Grave, les échanges ont fait émerger une idée forte : si nos façons de lire évoluent, notre besoin de lire, de comprendre, de penser et de partager les mots reste intact.
Cette Conviviale a surtout rappelé que le livre n'est pas une pratique du passé. Il continue de se transformer, de trouver sa place dans nos quotidiens et de nourrir notre rapport aux autres et au monde.
Une conviction qui donne envie de poursuivre la réflexion et, surtout, de continuer à ouvrir les livres… et le débat.